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samedi 26 mars 2011

Les alternatives au DPI : généralités


Pour certains couples, il arrive qu’au moment de la consultation l’orientation ne soit plus vers un DPI mais vers d’autres moyens d’avoir un enfant. En effet, il arrive que le DPI ne soit pas recommandé pour différentes raisons : pas de diagnostic existant, insuffisance de réserve ovarienne et/ou âge de la patiente, (≥ 35 ans), existence d’anomalies médicales graves contre-indiquant la fécondation in vitro ou la grossesse. Il faudra alors réfléchir à d’autres alternatives, comme le diagnostic prénatal, l’adoption d’enfant, le don de gamètes, ou rester sans enfants. Certains couples décident une grossesse spontanée suivie ou non d’un diagnostic prénatal.

mercredi 26 janvier 2011

Le diagnostic prénatal


Le diagnostic prénatal s’entend des pratiques médicales ayant pour but de détecter in utero chez le fœtus une affection « d’une particulière gravité ». Il offre aux couples l’option d’interrompre une grossesse pour éviter la naissance d’un enfant porteur d’une anomalie génétique. Les couples qui n’ont pas eu l’expérience du prénatal opte souvent pour cette option avant de penser au DPI. Inversement, ceux qui ont eu à subir une ou plusieurs interruptions préfèrent l’option du DPI. 36% des couples déclarent vouloir un DPI pour éviter un DPN, et 21% des femmes qui effectuent un DPI ont déjà subit une IMG (Simpson, 2010). Dans les années 1990, le DPI était proposé aux couples porteurs de maladies liées au chromosome X pour éviter de transférer des embryons masculins, mais depuis la liste des maladies prises en charge a augmenté considérablement et le DPI étant de plus en plus disponible, les demandes se font de plus en plus nombreuses (notamment pour les maladies dominantes).

L’adoption


L’adoption est une alternative au DPI qui évite la lourdeur du DPI (traitement hormonal, FIV), les désagréments du prénatal (tests trop invasifs, risques de fausse couches, interruption de grossesse…), et surtout qui permet d’être sûr d’avoir un enfant, malgré les difficultés de la démarche ; en effet, lorsque l’on débute un DPI, les probabilités d’avoir un enfant sont relativement faibles et beaucoup de couples feront plusieurs essais sans résultat. Il existe une convention sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale depuis 1995. Le Code civil définit les conditions requises pour l’adoption et indique des conditions d’âge (mariés depuis plus de deux ans ou avoir plus de 28 ans), la nécessité de disposer d’un agrément, y compris pour les adoptions intrafamiliales, sauf en ce qui concerne l’adoption de l’enfant de son conjoint. La première étape consiste à contacter le service de l’Aide Sociale à l’Enfance du département en vue de l’obtention d’un agrément. Le service de l’Aide Sociale à l’Enfance instruit la demande d’agrément en procédant à une enquête sociale et à des investigations psychologiques. Dans un deuxième temps, muni de l’agrément, les candidats à l’adoption peuvent se renseigner auprès de l’Agence Française de l’Adoption.

Le don d'ovocytes


Le don d'ovocyte est une pratique récente (moins de 10 ans) rendu possible grâce à la FIV. Il permet à des femmes stériles (femmes qui n'ont pas ou plus d'ovaires ou dont les ovaires ne fonctionnent pas d’être enceinte. Il peut s'adresser aussi à des femmes ayant un problème génétique et risquant de transmettre à l'enfant une maladie grave, et représente donc une alternative au DPI. Le don d'ovocyte nécessite une ponction d’ovocytes et se fait après stimulation de l'ovulation de façon artificielle par des hormones. Il est nécessaire de vérifier l'absence de maladies transmissibles chez la donneuse. Une fois recueillis, ils sont fécondés avec le sperme du conjoint. Pendant six mois, l'embryon ne peut être réimplanté chez la receveuse, le temps d'effectuer une deuxième sérologie chez la donneuse. Le manque de donneuses explique le délai d'attente de deux ans et demi en moyenne. Vingt et un établissements publics (situés dans les centres hospitaliers) et privés sont autorisés à ponctionner les ovocytes.

Le don de spermatozoïdes


Il existe en France 24 centres autorisés pour le don de spermatozoïdes, parmi lesquels 23 CECOS (centres d'études et de conservation des œufs et du sperme humain), que l’on trouve implantés dans les centres hospitaliers. Lors d’une demande de don de spermatozoïdes le centre doit vérifier que la demande du couple est justifiée médicalement (stérilité de l'homme), que le couple remplit les conditions prévues par la loi. Les centres entretiennent aussi un dialogue permanent avec les couples, lors d'entretiens individuels ou de réunions collectives, trouvent si nécessaire le gynécologue qui pratiquera l'insémination, et s'informent également de l'issue des tentatives d'insémination. Le nombre de couples qui s'adressent à ces centres est d’environ 2 000 chaque année. Pour être donneur il faut remplir des conditions d'âge, être père d'au moins un enfant, avoir l'accord de son épouse ou de sa compagne, se rendre au centre plusieurs fois pour les dons et les tests médicaux, effectuer des tests de dépistage avant le don et six mois après. Après analyse, le sperme est dilué dans un milieu cryoprotecteur puis conditionné ("paillettes"). Les paillettes sont congelées dans l'azote liquide à -196°C. Le sperme peut être ainsi conservé pendant plus de dix ans sans que ses capacités fécondantes soient altérées.

Le don de gamètes


Le don de gamètes doit permettre la conception (fécondation in vitro), le transfert d'embryon ou l'insémination artificielle chez un couple tiers. Il consiste en l'apport par un tiers de spermatozoïdes ou d'ovocytes. Ce don a pour but de remédier à l'infertilité d'un couple ou bien d'éviter la transmission d'une maladie d'une particulière gravité à l'enfant (exemple les anomalies génétiques). Certaines conditions sont exigées de la part des donneurs comme des bénéficiaires : le don de gamètes est destiné à répondre à la demande parentale d'un couple, homme et femme vivants, en âge de procréer, mariés ou en mesure d'apporter la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans mais pas à des femmes seules, des couples homosexuels, des femmes ménopausées ou de celles dont le conjoint est décédé. Le don doit être gratuit, anonyme, et soumis à des règles de sécurité sanitaire (virus VIH, HTLV, VHB et VHC). Les dons d’ovocytes ou de spermatozoïdes se font dans des centres autorisés. Par contre, le double don (don de spermatozoïde et d’ovocyte en même temps) reste encore interdit.