jeudi 10 février 2011
PREMIER BEBE DU DOUBLE ESPOIR : Umut-Talha
mercredi 26 janvier 2011
Le DPI avec typage HLA pour maladie non génétique
Les premiers typages HLA sur embryons (en anglais : « preimplantation HLA testing » pour le différencier de « preimplantation genetic diagnosis ») sans recherche de maladie génétique associée, ont eu lieu entre 2001 et 2003 (cas publiés en 2004 par l’équipe de Y. Verlinsky).
Déjà à cette époque 13 cycles avaient été effectués aux USA pour une sélection d’embryons HLA compatibles sans faire de DPI pour éviter la transmission d’une maladie génétique. Le DPI ne se limitait plus aux seules maladies héritées mais aussi celles acquises (leucémies, anémie de Blackfan-Diamond…). Si cette méthode a été appliquée aux Etats-Unis, elle reste prohibée dans de nombreux pays, particulièrement en Europe et en France, même si cela n’empêche pas les patients désireux d’employer cette technique en allant à l’étranger (certains appelle cela tourisme médical). Le rapport de l’ESHRE rapporte 13 cycles effectués jusqu’à 2009, avec 5 naissances.
La probabilité pour qu’un embryon soit HLA compatible (25%) est plus importante que dans le cas où l’embryon doit aussi être exempt de la maladie. Un des facteurs qui motive le DPI plutôt que de passer par une transplantation de donneurs non apparentés, est que la mortalité est élevée chez les enfants transplantés, atteignant 85% à 5 ans.
Détermination des embryons candidats au transfert
Le DPI pour recherche de maladie monogénique avec typage HLA se déroule de la même façon qu’un autre DPI moléculaire, mais avec plus de marqueurs à amplifier (pour le typage HLA), ce qui nécessite en général une étape de pré-amplification par la méthode de « whole genome amplification ». D’un coté on étudie la mutation responsable de la maladie, cela permet de déterminer quels sont les embryons sains ce qui représente pour une maladie récessive autosomique 3 embryons sur 4; de l’autre les marqueurs de la région HLA pour déterminer les embryons compatibles avec l’enfant à greffer (figure 2) ce qui représente 1/4; les embryons alliant les deux conditions (1/4x 3/4 = 3/16) pourront être candidats au transfert. Pour une maladie liée à l’X : 1/4 x 1/2 = 1/8, en cas de recherche d’aneuploïdie combinée à une recherche de maladie récessive + HLA: 3/32
Qu’est-ce que une cellule souche hématopoïétique ?
Trois propriétés caractérisent théoriquement les cellules souches hématopoïétiques:
l’autorenouvellement, la multipotence et la capacité de migration. Les cellules souches hématopoïétiques sont multipotentes car elles sont capables de générer tous les types de cellules du sang, en dehors des cellules du stroma de la moelle (adipocytes, ostéoblastes, chrondrocytes, fibroblastes, myocytes) qui sont issues d’un autre type de cellules souches (la cellule souche mésenchymateuse) présent dans la moelle osseuse, Les cellules de cordon sont des cellules immatures sur le plan immunologique, qui tolèrent mieux le système immunitaire des cellules avec lesquelles elles seront mélangées, avec un risque de rejet diminué.
Comment est recueillit le sang de cordon ?
Le sang contenu dans le cordon ombilical est recueilli après que le cordon a été sectionné. Puis une aiguille connectée à un sac est insérée dans la veine du cordon. Ce dispositif permet la collecte de 10 à 250 ml de sang. Le sang est ensuite analysé pour les agents infectieux et son type tissulaire est déterminé. Enfin, le sang de cordon est traité pour en enlever les hématies et le plasma pour en réduire le volume (on obtient une couche appelée buffy coat). On y ajoute du DMSO (Dimethylsulfoxide) avant de le stocker dans l'azote liquide (-150°C) pour une utilisation ultérieure. Le patient reçoit ces cellules souches par simple voie intraveineuse.
Qu’est-ce que le sang de cordon ?
Le sang de cordon (ou sang placentaire) est présent dans le cordon ombilical et le placenta et présente la particularité de contenir des cellules-souches. Il est donc collecté juste après la naissance d'un enfant sans aucun préjudice ni pour la mère ni pour l'enfant. Ces cellules souches ne sont pas n’importe lesquelles : ce sont des cellules souches hématopoïetiques (cellules sanguines) qui fournissent au système sanguin tous les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes nécessaires. Ce sang de cordon est ensuite analysé et peut être conservé en attendant d’être utilisé pour quelqu‘un de compatible.


