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jeudi 27 janvier 2011

DPI chromosomique : les indications


Le DPI chromosomique se fait par hybridation in situ fluorescente (FISH) sur noyau interphasique. L’analyse par FISH est utilisée dans les cas d’anomalie de structure (translocations chromosomiques). Il y a deux sortes de translocations qui sont en général étudiées en DPI : les translocations Robertsoniennes et les translocations réciproques. Les translocations réciproques représentent la majorité des DPI réalisés (40 %) alors que les DPI pour translocations robertsoniennes comptent pour 30 % environ. Ces anomalies chromosomiques peuvent augmenter considérablement le nombre de fausses couches, donner des problèmes d’infertilité et peuvent provoquer des anomalies dans la descendance. Le diagnostic de sexe pour les maladies génétiques sévères liées au chromosome X se fait également par FISH. Il existe aussi une activité de DPI de diagnostic de sexe pour convenance personnelle mais qui est interdite en France (social sexing ou family balancing). Une autre activité de DPI qui n’est pas pratiquée dans les centres de DPI en France est la recherche d’aneuploïdie (PGS : Preimplantation genetic screening) et qui, en nombre, dans le monde représente la majorité des DPI. Le PGS est utilisé alors pour certains cas comme l’âge maternel avancé, des avortements spontanés, des échecs répétés de FIV.

mercredi 26 janvier 2011

DPI chromosomique : le diagnostic de translocations robertsoniennes.


La translocation robertsonienne est un type d'anomalie fréquemment observée (1:1000 nouveau-nés). Elle implique 2 chromosomes acrocentriques (les chromosomes acrocentriques sont les ch. 13, 14, 15, 21 et 22). Les porteurs de translocations robertsoniennes sont phénotypiquement normaux mais les problèmes surviennent lors de la gamétogenèse : on peut avoir la production de gamètes normaux ou équilibrés mais on observe aussi des gamètes présentant une trisomie ou une monosomie. Dans les familles où l'on a observé une trisomie 21 héréditaire, on trouve souvent une translocation (par exemple: t(14q21q))

Les translocations robertsoniennes ne nécessitent que deux sondes, une par chromosome.

DPI chromosomique : le diagnostic de translocations réciproques


Une translocation réciproque est un échange de fragments chromosomiques : 2 fragments provenant de 2 chromosomes différents sont échangés et fusionnent avec le bout de l'autre chromosome cassé. Cette anomalie fréquente touche 1 nouveau-né sur 500. Pour les translocations réciproques, le diagnostic est basé sur l’utilisation de trois sondes avec différents fluorochromes : une de chaque côté du premier chromosome impliqué dans la translocation et la troisième distale ou proximale de l’autre point de cassure.

DPI chromosomique : technique


Les sondes (sélectionnées en fonction de la translocation chromosomique à étudier) sont préparées et testées afin de vérifier leur spécificité sur des noyaux interphasiques et des préparations de chromosomes en métaphase provenant d’individus contrôles et dont le caryotype ne présente pas d’anomalies. Puis une analyse préalable est effectuée sur les membres de la famille pour qui le DPI est prévu. Comme pour le DPI moléculaire, deux blastomères sont prélevés afin de détecter les embryons mosaïques (embryons dont les cellules ne sont pas identiques). Chaque blastomère biopsié est lysé sur une lame pour ne laisser intact que le noyau.