C’est à cette étape où le diagnostic préimplantatoire se démarque de la fécondation in vitro classique. Il ne s’agit pas de simplement réimplanter les embryons obtenus, mais il faut faire impérativement le diagnostic avant. Ce diagnostic doit être fait sur du matériel de l’embryon permettant d’analyser les chromosomes (en FISH, pour le DPI chromosomique) ou bien le génome de celui-ci (en PCR, pour le DPI des maladies monogéniques). Cela suppose de prélever une partie de l’embryon, ce qui n’est pas sans risque pour son développement futur. Pour éviter de prélever une partie de l’embryon qui ferait défaut à celui ci le prélèvement se fait avant le sixième jour. La biopsie se fait par prélèvement d’une ou deux cellules après ouverture de la Zone Pellucide. Il a été élaboré plusieurs méthodes de biopsie selon le matériel de l’embryon étudié ; on peut donc les distinguer en trois grandes catégories : la biopsie de globules polaires, la biopsie embryonnaire, la biopsie de blastocystes. Aux Etats-Unis, 16% des cliniques pratiquent la biopsie de globules polaires, un quart des cliniques la biopsie de deux blastomères. L’étape de biopsie est donc parfois déterminante pour le développement futur de l’embryon que ce soit l’exposition aux acide, au milieu sans ca++/mg++, les dommages physiques causés, et le nombre de blastomères prélevés.
vendredi 7 janvier 2011
jeudi 6 janvier 2011
Percer la zone pellucide
L’étape du DPI où l’on doit percer la zone pellucide est incontournable. Il existe plusieurs méthodes dont chacune ont leurs avantages et leurs inconvénients : biopsie au laser, à l’aide d’acide… mais dans tous les cas cela reste une procédure invasive, dont les conséquences sur l’embryon restent encore à démontrer, mais qui ne sont sûrement pas anodines. Des études ont été faites pour démontrer l’innocuité de cette méthode ou ses méfaits, tant sur le développement de l’embryon, sur la conservation après congélation, que sur le résultat du DPI et les chances de grossesse. Certaines études montrent que le nombre de naissances est diminué lors d’un DPI comparé à celui d’une FIV compte tenu du prélèvement d’un ou plusieurs blastomères. La biopsie de blastomère est accompagnée d’une ouverture de la zone pellucide. Plusieurs méthodes pour ouvrir la zone pellucide ont été développées : à l’aide d’acide tyrode, par dissection (à l’aide d’une micropipette, cette technique est encore appelée « partial zona dissection » ou PZD) et plus récemment à l’aide d’un laser. La méthode à l’acide était la plus développée avant l’apparition du laser en 1998. Plusieurs études ont montré que l’utilisation de l’une ou l’autre méthode était équivalente au niveau du développement de l’embryon, et que la méthode au laser est plus pratique.
mardi 4 janvier 2011
La biopsie des globules polaires
dimanche 2 janvier 2011
Biopsie de Blastocyste