En 1992, après plusieurs tentatives qui aboutiront à des grossesses qui n’iront pas à terme, l’équipe d’Alan Handyside obtient une première naissance après DPI (Handyside, 1992). Ce sera pour un diagnostic de mucoviscidose. Trois couples ont été étudiés. Pour un couple porteur de la mutation delta-F508, deux ovocytes ont été inséminés mais l’analyse échoua pour un des embryons tandis que l’autre était atteint. Les deux autres couples eurent le choix entre des embryons sains, porteurs et atteints. Pour chacun des couples, un embryon sain et un porteur furent transférés et une des patientes donna naissance à une fille saine. Fin 1993, on compte 29 enfants nés de par le monde par cette méthode pour diverses maladies telles que mucoviscidose, Tay Sachs, Lesch-Nyhan (Delhanty, 1994) ou l’hémophilie (Veiga, 1994 ; Grifo, 1994). La première naissance en France à été rapportée en 2000 pour un diagnostic d’OTC (Ray, 2000). Le nombre de cycles effectués pour DPI moléculaires rapportés par les neuf premiers rapports européens en 2010 est de 3500, avec près de 40 000 ovocytes inséminés et 20000 embryons biopsiés et près de 800 naissances, le nombre total de DPI (moléculaires, chromosomiques, de sexe et aneuploïdie) étant de plus de 21000 cycles et 4100 naissances (Goossens, 2009).